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Location meublée et défiscalisation

Date : 31-01-2018 - Auteur : sandra huillet

Les revenus tirés de la location d'un bien meublé sont moins taxés que ceux issus de la location d'un bien nu. Vous avez la possibilité d'amortir le foncier et les meubles, ce qui peut vous rendre non imposable sur vos loyers pendant près de dix ans.

Souplesse dans la gestion du bail, revenus locatifs majorés, fiscalité clémente : pour un propriétaire bailleur, la location meublée concentre, à n’en pas douter, nombre d’avantages.

De fait, alors que la durée du bail est de trois ans minimum pour une location nue, la durée du bail meublé pour une location à usage de résidence principale est d’un an renouvelable (article L. 632-1 du Code de la construction). Et si elle est consentie à un étudiant, la durée est réduite à neuf mois.

En outre, dans la mesure où le logement dispose de tout l’équipement et du confort nécessaires à la vie courante, le meublé est loué plus cher, de l’ordre de 10% (à Paris) à 20% (en province), voire plus, et affiche en conséquence une meilleure rentabilité.

Enfin, sur le plan fiscal, les loyers d’un meublé sont à déclarer dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non dans celle des revenus fonciers (comme pour les locations nues), ce qui est moins pénalisant (lire-ci-dessous).


=> Des dispositions contraignantes
La loi Alur du 24 mars 2014 a introduit des dispositions contraignantes pour le bailleur, comme le contrat type de location, les éléments de mobilier obligatoires, la limitation à deux mois de loyer du dépôt de garantie et le dispositif de révision des loyers.

Sans oublier leur encadrement, mis en place dans la capitale et à Lille. Il n’empêche, en dépit de ces exigences, le régime du meublé reste attrayant.


=> Un régime fiscal attrayant
Jusqu’à un seuil de 70.000 euros de recettes annuelles, le régime du micro-BIC est ­applicable, avec des obligations déclaratives allégées.

Dans ce cadre, un abattement forfaitaire de 50% est appliqué au titre des frais (contre 30% dans le cadre du microfoncier). Le surplus est soumis au barème progressif et aux prélèvements sociaux.

Si les loyers dépassent 70.000 euros, vous êtes soumis au régime réel et pouvez déduire vos charges (intérêts d’emprunt, travaux, etc.) ainsi que l’amortissement du logement (hors terrain) et des meubles.

Si le montant des déductions est supérieur à celui des loyers perçus, un déficit sera constaté (reportable sur les revenus de même nature des dix années suivantes) et les revenus ne seront pas imposables.

À la revente, c’est la fiscalité des plus-values immobilières qui s’applique.

=> Le loueur en meublé professionnel
Ce statut fiscal privilégié permet, sous condition, d’optimiser l’impôt sur le revenu et l’impôt sur la fortune immobilière.


Pour en savoir plus http://www.lerevenu.com/immobilier/defiscalisation-immobiliere/location-meublee-et-defiscalisation



BAROMÈTRE
DES TAUX
ANS Apport
0
Apport
+
Apport
++
10 1,15% 1,05% 0,70%
12 1,30% 1,25% 0,90%
15 1,45% 1,35% 1,00%
20 1,75% 1,60% 1,20%
25 1,80% 1,66% 1,50%
Taux fixe moyen en fonction des apports. Éléments à titre indicatifs, aucune valeur contractuelle.
Mise à jour du 13-02-2018

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